Gerer une rupture


La rupture…
A travers les aventures de Charlotte (nouvelle célibataire)

Voici l’histoire (comme toujours, sortie de mon imaginaire) de Charlotte, récemment (larguée comme une m****) revenue sur le « marché » des célibataires.

« Bon ma cocotte ça fait 3 semaines, trois semaines que tu pleures, cries, tapes (et pas sur des bambous), engloutis du Tobleronne comme si ta vie en dépendait, ne sors plus et … Ne t’épiles plus, bilan : ALERTE ROUGE ! » Dixit ma colloc.

« Mais je l’aiiiiimmmmeeuuuuuhhhhh » Dixit moi

« Oui ça j’ai compris, tout comme la caissière du Monop’, le facteur et toutes les personnes qui ont croisé ton chemin ces derniers jours … Donc puisque ça, on a compris, il est temps de passer à la suite, branle bat de combat ma chère ! »

« Mais pourquoiiiiiii ? » (Oui je sais cette voix trainante est insupportable)

« Pourquoi ? Parce qu’il y a un temps pour tout, ce mec tu sortais avec lui depuis 3 mois, hein ? Oui ok, 3 mois ET DEMI, donc 3 semaines, j’estime que c’est assez ! Donc tu te lèves, tu vas te laver, tes draps aussi d’ailleurs, tu manges un vrai repas, oui, avec des légumes et tu m’accompagnes, on va faire un tour dehors, oui je sais, il fait beau, oui je sais, ça te casse le moral, mais non, ça n’est pas négociable ! »

Comme vous pouvez le voir ma colloc sait exactement comment me parler, je suis totalement passée en mode pilote automatique ces derniers temps, je crois que si elle ne passait pas dans ma chambre au moins une fois par jour je me momifierais entre mes draps et mes kleenex (sales), j’ai littéralement arrêté de bosser, oui enfin de chercher un boulot ok, de penser, bref de vivre, et je ne comprends absolument pas qu’il n’en soit pas de même pour le monde entier ! La terre devrait s’arrêter de tourner, par respect pour mon chagrin !

Cet homme qui m’a quitté, je l’aime comme une folle, oui je sais j’ai dit pareil pour le dernier, mais là c’est différent, je sentais que c’était le bon, oui je sais, j’ai aussi dit ça pour le dernier, bon c’est fini oui ?! Je ne sais même pas vraiment pourquoi tout s’est arrêté « Tu es une fille géniale, tu mérites mieux, je ne suis pas sûr d’être prêt à m’engager, on ne s’est pas rencontré au bon moment … » Mais heuuuuu, si c’est le bon moment, moi je te le dis, suis prête à fond !!!

Bref je sais, il faut « passer à autre chose » quelle phrase de m****, j’ai pas envie, je veux creuser un trou, c’est tout !

J’ai fini par céder et par suivre – oui c’est le mot qui définit une fille qui traine la patte 1 mètre derrière vous, les yeux rivés sur vos talons – ma colloc, elle m’a emmené à une sorte de vernissage, dans une galerie branchouille, pardon « Bo Bo » où tout le monde s’était sapé l’air de dire, moi ? Je suis looké de nature, je n’y peux rien je suis né comme ça ! Absolument personne ne regardait les photos au mur …

Je me suis extasiée devant chacune d’entre elles, je les ai adoré, elles étaient les premières à « comprendre » ce que je ressentais ! Il y avait comme de la tristesse figée, de la colère rentrée, de la frustration … Une nana super mignonne est venue se mettre à côté de moi et m’a demandé si j’aimais, j’ai dit, oui, c’est beau et c’est moi ! Elle a sourie et elle m’a dit « Enchanté, Gabrielle, je suis la photographe », j’ai halluciné, j’étais sûre que c’était l’œuvre d’un mec ! Je lui ai dit que je venais de rompre, comme ça, d’un coup, je lui ai déballé mon histoire comme si j’avais besoin qu’elle sache tout, elle ne m’a pas interrompu, elle m’a simplement écouté … Ma colloc nous a rejoint à ce moment-là, je suis sûre qu’elle a un radar et qu’elle sent quand je vrille c’est pas possible autrement !

« Vous faites connaissance ? »

S’en est suivie un drôle de moment durant lequel je suis comme sortie de moi-même, je me voyais bouger, je m’écoutais parler, pour la première fois depuis cette rupture je reprenais le contrôle, c’est contradictoire de reprendre le contrôle en sortant de soi mais pourtant c’est ce qui s’est passé, je n’étais plus écrasée par le chagrin, je le ressentais mais comme une chose autre que moi, en fait, je prenais du recul …

En me réveillant le lendemain j’ai compris que je guérissais, bien sûr j’allais encore être triste, il allait me manquer, mais c’était devenu raisonnable …

Tout le monde me disait qu’avec le temps cela passerait, je ne voulais pas le croire, mais si, le temps efface tout …

Et comme il paraît « qu’un clou en chasse un autre » j’ai laissé ma colloc m’entrainer dans ses sorties avec la mission qu’elle s’était mise en tête, me trouver de quoi me changer les idées !

 

 

Lucie Mariotti
Love is in Paris
vous propose sa formule « bilan sentimental, gérer sa rupture« 

Laisser un commentaire