Orientation professionnelle, aidons-les


Aujourd’hui  je voudrais vous parler de quelque chose qui nous a tous concerné au moins une fois dans notre vie, que l’on soit jeune ou moins jeune, l’orientation. Rares sont ceux qui arrivent à s’orienter dans la voie qui leur convient dès la première tentative. En effet, on nous demande trop vite et trop tôt (dès la fin de la 3ème) de choisir un métier ou une filière d’études.

Tout d’abord vers l’âge de 15 ans, période au cours de laquelle il est évident qu’un manque de maturité se fait ressentir, un premier choix doit être fait, aller en filière générale technologique ou se diriger vers des diplômes professionnalisant de type Certificat d’Aptitude Professionnelle. Une idée préconçue veut que ceux qui « réussissent » moins bien à l’école soient destinés à ce dernier type de diplôme. Il est vrai que certaines connaissances qui peuvent être acquises au cours d’études types en section générale pourront être de vraies lacunes dans la vie future. Mais pour des personnes sachant réellement quel métier leur correspondrait, le choix d’un CAP peut se révéler être l’orientation la plus judicieuse puisqu’elle leur apportera une professionnalisation immédiate et une chance de trouver un emploi plutôt rapidement.

Pour ce qui est de l’orientation générale ou technologique, le problème majeur se situe dans le choix des différentes options et spécialités proposées selon les établissements, il existe un manque flagrant d’information, qui conduit parfois certains lycéens à se diriger vers une option ou une spécialité par dépit.

Ensuite, dans les études du cycle secondaire (post baccalauréat), les futurs étudiants sont jetés en pâture, laissés pour compte, il faut faire un choix et vite (milieu d’année de terminale). A 17-18 ans, il est encore parfois trop tôt pour savoir quelle filière serait la mieux adaptée pour poursuivre des études. De plus, des lacunes persistent dans les équipes éducatives malgré la mise en place d’organismes et de dispositifs censés apporter de l’aide à l’orientation.

Trop peu d’informations sont mises en avant pour aider les étudiants dans leur poursuite d’études, des diplômes des plus intéressants restent parfois méconnus.

 La réorientation

Résultats des problèmes précédemment rencontrés, il n’est pas rare de rencontrer des personnes, qui, à 40 ans (plus ou moins) prennent conscience de leurs envies, leurs désirs et se lance ainsi pour les plus téméraires dans la réorientation. Outre le fait qu’il faut avoir la possibilité financière de se lancer dans un tel projet, il faut avoir le courage de reprendre les études, accepter de côtoyer une génération différente de la sienne.

Le but de cet article n’est pas de jeter la pierre au système éducatif ni aux membres des équipes éducatives.  Loin de là. Malgré les institutions existantes telles que les Centre d’Information et d’Orientation, les psychologues d’orientation présents dans les établissements il y a un manque à palier. Le fait est qu’il faudrait faire changer les mentalités, l’orientation qui est un enjeu dès le plus jeune âge devrait être mieux encadrée. Un système de tronc commun devrait être mis en place pour pouvoir accorder un délai de décision supplémentaire. Le rôle des parents est primordial, ce sont eux qui sont les plus à même de diriger leurs enfants dans la voie qui leur conviendrait le mieux en connaissant notamment les passions et activités dans lesquelles ces derniers s’épanouissent le plus.

Sophie Masset, le 17 juillet 2013

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