Devenir mère, je n’y arrive pas…. Parlons de l’infertilité


La vie m’a donné la chance de pouvoir avoir mes enfants avec une grande facilité. Très vite mes deux enfants sont arrivés à deux ans d’écart, et je n’ai pas connu l’attente, le désespoir de ne pas tomber enceinte. Ils sont en parfaite santé, et sont le soleil de ma vie.Cependant, plusieurs de mes amies ou connaissances ont connu l’attente, les fausses couches, les tentatives échouées de FIV et parfois même la mise au monde d’enfants soit mort-nés soit handicapés. L’infertilité est un phénomène bien plus présent qu’on peut le penser.

J’ai eu envie de me pencher sur ce thème de l’infertilité et de rechercher ce que la science proposait pour aider les femmes à tomber enceinte, à mener à terme leur grossesse et à mettre des enfants au monde en bonne santé.

Il faut bien avoir conscience que de nombreux couples malgré tout l’amour qu’ils se portent vivent à cause de l’infertilité une véritable souffrance, celle de ne pouvoir parvenir à concevoir et mettre un enfant au monde malgré de multiples tentatives de façon naturelle ou assistée médicalement.
L’infertilité une fois qu’elle est diagnostiquée nécessite beaucoup d’énergie tant sur le plan physique que psychologique.

La femme qui souffre d’infertilité, tout comme l’homme qui peut souffrir d’une faiblesse de ses spermatozoïdes sont submergés par des sentiments et émotions violentes qui les anéantissent: la culpabilité de l’un ou de l’autre, des deux parfois sans se le dire, l’anxiété, l’angoisse, une grande colère, le sentiment d’injustice, le désespoir, le fait de devenir « envieux » devant les amis du même âge qui deviennent parents, la sensation d’isolement, de solitude que personne ne semble comprendre.

Tous ces sentiments mélangés découlant de l’infertilité sont tout à fait normaux, compréhensibles et quasi tous les couples qui doivent en passer par un traitement de procréation assistée traversent ces moments de souffrance avec plus ou moins d’intensité.

Des tas de situation font que les couples sont amenés à devoir passer par la procréation assistée, mais parfois il faut aller au delà et se décider à envisager un DGP, c’est à dire réaliser un diagnostic génétique préimplantatoire  qui permettra de diagnostiquer les altérations génétiques et chromosomiques des embryons avant d’être implantés pour s’assurer que les enfants qui naîtront ne seront pas porteurs de maladies héréditaires. Pour pouvoir procéder à cette technique de procréation assistée, il est nécessaire de recourir à une FIV (Fécondation In Vitro) avec micro-injection spermatique (ICSI) de manière à pouvoir disposer des embryons en laboratoire.

En effet, le DGP permet de rompre la chaîne des maladies chromosomiques héréditaires que portent les embryons.

Les couples qui peuvent être concernés sont :

  • les couples ayant vécu plusieurs fausses couches à répétition
  • Les couples présentant des risques de transmission d’altérations chromosomiques ou de maladies monogéniques
  • Les couples ayant subi des échecs d’implantation après plusieurs tentative de FIV
  • Les couples pour lesquels il est question d’altération de la méiose des spermatozoïdes
  • Les couples pour lesquels la femme est d’un âge mûr

Le DGP permet de pouvoir analyser les pré-embryions en laboratoire après la fécondation in-vitro et avant leur implantation dans l’utérus de la mère. Ces pré-embryions sont analysés par une biopsie, on sépare les embryons sains des autres et le médecin peut ainsi implanter uniquement les embryons sains dans le ventre de la mère.

Les chances de mener à bien une grossesse, et surtout d’éviter toute maladie sont donc quasi optimales.

Le DGP permet d’éviter les maladies autosomiques récessives, les maladies autosomiques dominantes et les maladies héréditaires associées au chromosomique X.

J’ai trouvé qu’il était intéressant de s’intéresser que l’on soit concerné ou pas par l’infertilité à ce que la science met à notre disposition pour devenir mère, une des plus belles choses qu’il soit donné de vivre dans une vie de femme.

 

Christine, le 24 Juillet 2014

Laisser un commentaire