Déplacements: Monsieur pense performance, Madame pense usage et mobilité douce…


Comment amener dans son couple la question de la mobilité douce ?
De nombreuses femmes posent la question de la perception de leur mari ou de leur conjoint face à la mobilité.  Dans ce contexte, notre partenaire LIM-Ladies in Mobility propose un article issu d’une histoire vraie, présentant un type de cheminement possible dans la famille, pour amener l’ensemble des membres à pratiquer la mobilité douce. L’histoire se finit par une vie décarbonée, la méthodologie s’avérant être, un succès confirmé.

Certainement, les premières fois où vous parlerez de pratiquer la mobilité douce à votre conjoint, il vous regardera avec des yeux écarquillés, en ne vous comprenant pas.

Quand vous lui parlerez de décarboner votre vie et celle de la famille, il se peut qu’ironiquement, il vous réponde : « Tu comptes faire toutes tes courses et emmener les enfants à leurs activités à pied ? Intéressant, mais peut-être utopique, non ? ».

Vous vous rendez vite compte que votre conjoint voit la mobilité en voiture, remplie de liberté (qu’il croit) et de performance.

Mais, il se trompe car il ne connaît pas la mobilité douce …

Alors, plutôt que de faire de longs discours, risquant d’opposer les hommes et les femmes face à la mobilité, nous vous conseillons d’être plus maline, et d’amener votre conjoint à pratiquer la mobilité douce, sans qu’il s’en rende compte, en l’amenant à délaisser les solutions carbonées pour une nouvelle vision de la mobilité.

Jouer la douceur et l’apprentissage est la clé vers l’adoption de la mobilité douce. Un jour, votre conjoint vous dira « tu avais raison, pratiquer la mobilité douce, ça change la vie ! », et vous, vous sourirez de l’avoir aidé à avancer.

Si vous habitez en ville et que votre lieu d’habitation est proche du lieu d’école de vos enfants, du lieu de courses, etc…, nous vous conseillons d’opter pour le vélo, d’autant qu’il est une très bonne méthode d’apprentissage pour l’exercice de la sécurité en ville.

Le leader français de la distribution d’articles de sport propose de très beaux vélos pour la famille, trendy, customisables, et au goût de chacun, grands ou petits.

Quand vous amènerez votre conjoint à parler “vélo”, il vous regardera peut-être d’un air surpris, en vous disant « tu te mets au vélo ? ».

“Oui, on se met au vélo”, et pour plusieurs raisons, parmi lesquelles :

  • faire des économies : il devrait adorer cet argument,
  • être vraiment libre : l’habitacle d’une voiture ferme le champ de vision du conducteur, l’empêchant d’admirer, à l’inverse de l’usage du vélo, les différentes architectures des villes. Levez les yeux à vélo, vous découvrirez des choses que vous n’avez jamais vues,
  • montrer l’exemple aux enfants : un parent qui donne l’exemple à ses enfants de se déplacer à vélo pour les transports du quotidien (école, loisirs, courses de proximité), sème les graines de la mobilité douce dans leur avenir.
  • une meilleure qualité de vie pour la famille : le trajet de domicile-école fait à vélo avec les enfants derrière les parents, leur permet d’arriver détendus à l’école, puisqu’ils ont déjà fait, une activité qu’ils aiment. Pour les matins, où le réveil est difficile, surtout en fin de trimestre, la “carotte” du trajet à vélo permet de motiver les enfants, et aussi d’exister auprès de leurs amis, en valorisant le fait, qu’ils pratiquent le vélo (entre enfants, le vélo est vite contagieux…).

Pour tout ce qui concerne vos propres déplacements et ceux de vos enfants, votre conjoint devrait trouver cela plutôt positif, puisqu’in fine, vous gérez à la fois l’économie et le bien-être.

Mais comment l’amener lui, à vous suivre, à faire en sorte qu’il s’achète aussi un vélo, et qu’il décarbone lui aussi sa vie ?

Finalement, c’est assez simple, si vous enfants et vous, décidez de pratiquer la mobilité douce (pas que le vélo, les transports en commun aussi), et que votre conjoint souhaite s’associer aux promenades familiales, il va bien être obligé de suivre, à un moment ou un autre, à moins de se sentir exclu, puisqu’une partie de la cellule familiale refusera de pratiquer une mobilité carbonée.

Commencez doucement :

  • « Et si on s’achetait tous un vélo ? On serait tous pareil, comme une équipe »
  • « Et si on prenait le TER, c’est rapide, sympa, la vue est belle, on aura pas d’embouteillages et en plus, on économise des sous »

Au départ, votre conjoint vous suivra peut-être à reculons, mais il suivra, puis malgré lui, il se laissera prendre au jeu de la mobilité douce, il la découvrira et commencera à l’aimer.

  • Profitez de cette période pour lui expliquer les raisons profondes qui vous motivent à emmener votre famille vers la mobilité douce.
  • Expliquez-lui qu’il est dommage de dépenser de l’argent durement gagné, en essence qui se crame dans un réservoir, alors que l’argent pourrait être disponible pour une activité familiale.
  • Expliquez-lui vos convictions éducatives et environnementales (une chose très importante à discuter dans un couple).
  • Montrez-lui que vous pilotez le projet de la mobilité douce dans la famille, et que vous avez besoin de son soutien.

Puis, un jour, il viendra vous voir, quelques mois après s’être décarboné sans s’en rendre compte, et il vous dira qu’il se sent mieux, que la vie est plus calme, moins stressante, qu’il aime le moment où il attend son train, car il admire la montagne du quai de la gare. Vous le verrez bichonner son vélo, le vôtre, promener les enfants et tout simplement s’épanouir dans une nouvelle réalité douce créée au sein de sa famille.

Les hommes aiment le cocon familial. Il est un point d’ancrage très important pour eux, et ils ont besoin de se sentir dans une réalité de proximité, et la mobilité douce est l’un des moyens d’y parvenir, alors pourquoi s’en priver ?

Puis un jour, viendra la question des vacances et il vous dira d’un air décidé « tu comprends, vu tout ce qu’on prend comme affaires, c’est impossible de prendre autre chose que la voiture », et là, vous le regarderez avec tendresse en lui disant « impossible n’est pas féminin, tu le sais non ? Allons directement au résultat ! ».

Là, vous déroulerez votre plan de mobilité douce pour les vacances (soit via le train, soit via la location d’un véhicule électrique, soit en transports combinés, soit tout simplement, des vacances géographiquement accessibles par solutions douces). Ce jour-là, votre inventivité le surprendra.

Après avoir décarboné les transports du quotidien, et s’être attaquée à ceux des vacances, la dernière étape de votre processus familial vers la mobilité douce, votre conjoint la fera seul.

Très vite, il se rendra compte que la voiture n’est plus d’utilité, que les coûts d’emprunts et d’assurances tombent tous les mois, finalement pour rien, puisqu’on ne conduit plus.

Vous le verrez sur Internet, en train de poster une annonce pour vendre la voiture, et vous annoncer, que la mobilité décarbonée, c’était sa solution.

Dans la société actuelle, lorsque l’on souhaite impulser le changement, on se trouve très souvent face à des rétentions de personnes, qui ne veulent pas changer ou qui ne savent pas comme le faire, car le changement les feraient sortir de leurs zones de confort. Ces personnes ne savent pas vraiment pourquoi, mais elles ne veulent pas changer, car cela nécessite de leur part une remise en cause.

Quand on parle du rôle de la femme pour impulser le changement, c’est un peu comme dans l’éducation de ses enfants, pour les faire avancer, on leur apprend et on leur montre de nouveaux outils, qu’ils découvrent, apprennent, apprécient et s’approprient. Aussi, pour entraîner toute votre famille dans la mobilité douce, devenez la découvreuse de ces solutions, apprenez-leur, faites-les aimer, et ils feront le reste…

Construire une famille décarbonée, c’est aussi simple que dans cet article :

  • de l’enthousiasme,
  • de la motivation,
  • des idées malines,

Christine, le 11 décembre 2013

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