Une page se tourne, mais la lecture n’est pas finie pour autant…

Une page se tourne, un livre se ferme, mais si vous aimez la lecture, il ne tient qu’à vous d’en ouvrir un autre…

 

Une page se tourne, c’est vu au premier abord comme un évènement négatif, douloureux. Pourquoi ? Parce que cela est synonyme du mot FIN, et que la FIN, c’est le VIDE, et que le vide, c’est effrayant. Rappelez-vous : l’être humain a peur du vide.
Cependant, une page se tourne, c’est souvent une possibilité qui nous est donnée par la vie, servie sur un plateau d’or de recommencer quelque chose. Une page se tourne, cela peut être vu aussi  comme le synonyme de renouveau.
Dans le cas de la rupture amoureuse, une page se tourne quand l’un dit à l’autre « je ne t’aime plus » et s’en va . Tout s’effondre, la terre semble s’effondrer. Les souvenirs positifs ressurgissent, les épisodes négatifs ne sont plus, et l’on a l’impression qu’on perd un être exceptionnel, qu’une relation amoureuse extraordinaire s’arrête. Le cerveau est sélectif et semble ne se souvenir que des belles choses, histoire de triturer la blessure sanglante de notre cœur déchiré.

Cependant une page se tourne certes, mais derrière une page, une autre page, et puis si c’est la fin du livre, c’est dommage, triste, douloureux, voire très douloureux dans certains cas, mais rien n’empêche d’envisager de démarrer un nouvel ouvrage…

Dans le cas de la rupture amoureuse, il n’est certes pas possible, ni bon d’ailleurs de se lancer de nouveau dans un bon gros roman, comprendre vouloir démarrer tout de suite une histoire solide et durable. Il faut d’abord apprendre de l’histoire qui vient de se terminer. En tirer les enseignements, se reconstruire, panser ses blessures. Cela passe par le positivisme, par le fait d’être entouré(e).

Mais qui dit ne pas entamer la lecture de suite d’un bon gros livre, n’empêche pas de parcourir des magazines, des nouvelles courtes…. comprendre entre les lignes, de s’autoriser des sorties, des flirts, et pourquoi pas des aventures !  En tant que femme, je peux dire que la rupture subie est pour moi une blessure du cœur, de l’âme, une atteinte à la confiance que je place en moi, un doute voire même sur ma personne, sur ma féminité, sur mon potentiel à garder un homme.
Cela a pour conséquence l’envie et le besoin de séduire de nouveau, ou plus précisément même sans passage à l’acte de se rassurer sur mon potentiel de séduction.

Je crois que la vie est faite de début, mais aussi de fin. Rien n’est infini ou éternel. Absolument rien. Ou alors tout ce qui est immatériel, spirituel… Mais là, c’est un autre sujet.
Celui qui accepte de démarrer quelque chose prend le risque que cela finisse un jour. A vous, à nous de faire que les débuts durent le plus longtemps possible. A vous de tenter de faire les bons choix dès le départ (mais peut on toujours tout prévoir…) et de tout mettre en œuvre pour que la fin arrive le plus tard possible, et dans les meilleures conditions possibles.

L’être humain depuis sa plus tendre enfance passe sa vie à construire et démolir. Le jeune enfant monte sa tour de légos, et la détruit en souriant, puis la reconstruit. C’est la base de tout. Faire, défaire, agir, se tromper, tomber, se relever et reconstruire.

Alors quand une page se tourne, je vous en prie, faites vous la promesse à vous, pas aux autres qui veulent que vous alliez mieux, de ne pas dire que c’est la fin ! Non, c’est la fin de quelque chose, mais forcément le début d’une nouvelle vie. Et dans cette nouvelle vie qui démarre, il va y avoir à un moment ou à un autre un nouvel ouvrage, le vôtre, qui va s’ouvrir… Et dites vous que cet ouvrage là, riche de vos enseignements tirés du passé, sera encore plus captivant et mieux « rédigé » que le précédent…. Rien que dans le choix des personnages, suis sûre que vous allez être vigilante cette fois-ci….

 

Christine, le 12 mars 2015

Laisser un commentaire